15.03.2009
Fleur de magma
Fleur de magma
Fleur de magma, germée en mon sein bouillonnant,
Fend les terres de lune et fige ma rivière
Enlumine ma peau encerclant ma paupière,
Puis file dans ma rue apôtre claironnant.
D'un pas brûlant et lourd elle passe en tonnant,
Puis mutile sans bruit les doigts d’une geôlière
Et tranche la poupée au creux de la civière
Avant de repartir, légère en chantonnant.
Je la vois qui bondit sur le pas de ma porte,
M’enroule dans un drap, me soulève et m’emporte
Vers un pays lointain jonché de rêves fous.
Endormie au néant j’oublie enfin ma peine.
Dans les bras caressants de brumeux voiles flous,
J’enfante un créateur sur ma couche de reine.
Christiane Kuhk
Je dédie ce sonnet à ma maman.
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25.02.2009
Entrevue radiophonique Dimanche 1er Mars 2009
Dimanche 1er Mars 2009, à 17H, sur Radio Mille PoètesRadio-Mille-Poetes_r95.html
Emission radiophonique des éditions Mille Poètes. Cette semaine nous rencontrons Christiane Kuhk, auteur de : Aurore boréale au coeur d'une amourêveuse, Secrets de fleur, Parfum d'une belle de nuit et... Métaphorain.
Née le 30 mars 1963 en Alsace d'un père berlinois et d'une mère silésienne, qui ont choisi la France comme terre d'exil après la Guerre. Les sens en éveil, Christiane Kuhk nourrit ses mots de ce passé à la lueur du déchirement et de l'éloignement. Elle ressent toujours ce balancement entre l'errance et le besoin d'enracinement. L'étude de la langue française contribue à cette quête. Les études littéraires la conduisent à cet ancrage, elle choisit le métier de professeur d'allemand qu'elle exerce toujours en collège.
Informations littéraires, critiques de livres, ainsi que de la chanson et de la musique. Tout cela et bien plus encore !
Entrevue : Liza Lo Bartolo Bardin
Chroniqueur : Thierry Rollet
Jingle : Vincent Bernay
Merci à : Jamendo.fr
Visitez : www.mille-poetes.com
14:05 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : poésie mille poètes prose chrissette chrisitane kuhk recueil ext
15.02.2009
Refrain d'autan (sonnet)
Refrain d'autan
Dans le refrain d'autan j'ai perçu ton soupir
Qui galopait au val, dans un habit de brume,
Et dévoilait le pré que l'automne parfume,
Ainsi que dans la main s'épanouit un désir.
Chevauchant le ravin je t'ai vu parcourir
Des gouffres, des rochers noirs et frangés d'écume,
Et jeter calmement vers l'océan qui fume
Quelques pages au vent que son bras vint saisir.
Lors, j'ai plongé ton front dans une source vive,
Eau sauvage courant jusqu'au pied de la rive,
Drainant en son essor bois flottés, vieux débris.
Comme on porte un enfant blessé vers la lumière,
J'ai halé ta dépouille au gré de la rivière
Pour gagner le soleil et ses fastes lambris.
Christiane Kuhk
Extrait de mon recueil de poésie classique
Métaphorain
Paru aux Editions Mille Poètes
disponible ici:
http://www.mille-poetes.com/
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Envie d'être (sonnet)
Envie d'être
J'ai volé, du temps noir, le souhait d'être pluie,
Gouttelette d’argent qui poinçonne l’étang,
Teinté de suie amère un sanglot rouge sang,
Dérobé, du ciel bleu, les rêves de ma vie.
D'ocre et de vermillon l'aurore était sertie.
Patientant au vallon je tenais bien mon rang,
Cueillais tous les matins et labourais mon flanc
D’innombrables sillons où l’eau dormait, croupie.
J'ai transcendé l'hiver, nuant les mots de fleurs,
Entonné ce doux chant : adieu mes rancoeurs !
Avant de m’assoupir aux draps d’une corolle.
Puis m’offrant, ingénue un petit bout de mort,
Une ombre parcourant le jardin de mon sort,
J’ai plongé le désir dans une fumerolle.
Extrait de mon dernier recueil
Métaphorain
Editions Mille Poètes
Disponible ici
http://www.mille-poetes.com/
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Captures de mots au jardin de Chrissette
Venez découvrir mon univers...les mots voyagent.
Trouvez plus de vidéos comme celle-ci sur ChrissetteRodes
http://chrissette.canalblog.com/
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Mes deux derniers recueils
14:00 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, voyage, mots, prose, sonnet, alexandrins
Si vous avez aimé mes sonnets...
Métaphorain. Poésie classique, de Christiane Kuhk

Par MillePoetes
Christiane Kuhk née le 30 mars 1963 en Alsace d'un père berlinois et d'une mère silésienne, qui ont choisi la France comme terre d'exil après la Guerre. Les sens en éveil, Christiane Kuhk nourrit ses mots de ce passé à la lueur du déchirement et de l'éloignement. Elle ressent toujours ce balancement entre l'errance et le besoin d'enracinement. L'étude de la langue française contribue à cette quête. Les études littéraires la conduisent à cet ancrage, elle choisit le métier de professeur d'allemand qu'elle exerce toujours en collège.
La poésie vient dissiper provisoirement le trouble diffus de l'esprit. Elle met en forme les images entremêlées qui jalonnent les chemins escarpés de l'âme humaine.
Ayant compris l'utilité de la discipline, la créatrice agence actuellement selon des règles bien précises les éléments constitutifs de sa construction spirituelle. Laissant ainsi de côté l'anarchie prosodique elle oriente sa quête de façon plus rationnelle, privilégiant la concision du contenu dans les limites contraignantes de l'expression classique. Elle privilégie le sonnet pour la dramaturgie se dégageant de cette forme particulière de poésie.
Un recueil de poèmes tout en douceur avec de belles métaphores sur la vie, l’amour tout ce qui fait l’ être humain avec ses sentiments.
Frédérique Aufrère : Bonjour Christiane, merci de passer un peu de votre temps avec nous à l’occasion de la sortie de votre livre « Métaphorain. Poésie classique » aux éditions Mille Poètes, je me suis inspirée de la préface pour quelques questions intéressantes sur votre façon d’écrire. Mettez vous toujours en forme dans vos poèmes les images entremêlées de l'âme humaine ?
Christiane Kuhk : A l'instar d'un paysage de montagne, celui de l'imaginaire est plus ou moins net et changeant, du fait des conditions atmosphériques du moment. Ne parle-t-on pas de tempête sous un crâne ? De la même façon la brume du doute et de la lassitude nous empêche parfois de distinguer l'environnement proche. Ainsi sa description devient ardue, voire impossible. En outre, l'auteur s’il ne possède pas la palette quasi exhaustive de l'expression donnera de sa vision une simple ébauche sans nuance. En conclusion la créativité est tributaire de l'outil qui dépeint (maîtrise de la technique, richesse du vocabulaire) et de facteurs extérieurs influant plus ou moins directement sur la netteté de l'objet à dépeindre.
Frédérique A. : La poésie vient dissiper provisoirement le trouble diffus de l'esprit, après les avoir écrit ce trouble disparaît-il ou ouvre t’il la porte à d’autres ?
Christiane.K. : Le trouble étant global, sa réapparition est sensiblement la même, malgré les multiples symptômes qui le constituent. Les balises temporelles d'un poème permettent d'encadrer et de faire aboutir ce qui n'était au départ qu'une émotion diffuse. Le fait d'enfermer l'abstraction dans un espace fini la rend plus accessible et la démystifie.
Frédérique A. : Pourquoi avez vous fait le choix de laisser ainsi de côté l'anarchie prosodique pour vous orienter de façon plus rationnelle vers les limites contraignantes de l'expression classique, cela laisse t’il place à la spontanéité ?
Christiane K. : Travailler dans la contrainte donne de la liberté une idée plus forte. Un prisonnier parlera de l'extérieur de façon bien plus convaincante puisqu'il en est privé. Pour diffuser mieux et plus intensément il convient de contenir préalablement. Pour moi la poésie libre s'apparente à l'eau de parfum, la classique au parfum lui même, dans toute la noblesse de sa puissance et de sa pureté. La concision force à la qualité. En cela, le sonnet offre la plus grande difficulté quant à son élaboration, mais aussi la plus belle satisfaction dans son aboutissement.
Frédérique A. : Vous êtes professeur d’allemand écrivez-vous dans cette langue ?
Christiane K. : Pour moi, écrire dans la langue française est un défi permanent. La structure accentuée (métrique) de la poésie allemande me facilite grandement la tâche mais je préfère me cantonner pour l'instant à l'expression française.
Frédérique A. : Vous privilégiez le sonnet pour la dramaturgie se dégageant de cette forme particulière de poésie pourquoi ce choix plus qu’un autre ?
Christiane K. : Le sonnettiste peut exercer dans n'importe quelle forme de poésie, étant donné la difficulté que représente cette structure particulière. L'inverse n'est pas vrai. La chute inattendue du sonnet, c'est le coup de théâtre qui vient clore la scène pour le plus grand plaisir des amateurs de planches, dont je fais partie.
Frédérique A. : Vos poèmes sont faits avec beaucoup de métaphores et de douceur, que vous apportent les métaphores dans l’écriture ?
Christiane K. : La métaphore constitue à la fois le fard et le costume qui permettent à l'auteur de jouer sa partie sans se dévoiler totalement. Elle est en outre un bon moyen de matérialiser un concept abstrait et de le rendre visible pour tous.
Frédérique A. : Le titre de votre livre Métaphorain comment vous l’avez choisit ?
Christiane K. : C'est à la fois le titre d'un de mes sonnets, en référence à la fête foraine, et l'empreinte métaphorique qui imprègne mon recueil.
Frédérique A. : Quand vous prenez la plume savez-vous à l’avance le sujet que vous allez écrire, comment écrivez-vous ?
Christiane K. : La plupart du temps un sujet ou une image s'imposent à moi, et je tente d'en suivre le fil du ressenti le plus loin et le plus spontanément possible.
Frédérique A. : Pour choisir les titres de vos poèmes prenez vous beaucoup de temps ou ils viennent rapidement à la fin des poèmes ?
Christiane K. : Généralement on ne trouve jamais le titre avant. Dans de rares cas, le texte s'articule autour d'un titre, « Le val aux songes », par exemple. Celui-ci m'offrait une vision d'ensemble, il dessinait les contours d'un paysage lié à mon enfance, et que j'ai dû enrichir peu à peu en précision, tel un aigle planant au-dessus de son territoire. La plupart du temps le titre se doit de représenter l'ensemble du poème, et ce n'est pas toujours aisé.
Frédérique A. : Quels sont les thèmes que vous n’ayez pas abordés ?
Christiane K. : J'évite d'aborder certains thèmes trop consensuels, tels que la maladie, le racisme...En effet, je refuse de voir appréciées mes créations par un simple thème fédérateur sans même que le lecteur fasse cas du contenu .C'est trop souvent le cas dans l'expression artistique populaire qui s'appuie sur des réflexes de l'inconscient collectif pour vendre des produits insipides, et je trouve cela dommageable .Je résiste à cet esprit de masse qui ne peut mener qu'à l'asservissement et l'ignorance.
Frédérique A. : Où aimez-vous être pour écrire ?
Christiane K. : N'importe où, pour autant que je puisse profiter d'une atmosphère sereine et propice au recueillement.
Frédérique A. : Je vous remercie Christiane d’avoir participé. Quant à vos projets d’avenir, que comptez-vous réaliser encore ?
Christiane K. : Des chansons, du théâtre, de l'expression orale. De préférence une activité en relation directe avec un public.
Merci à vous, Frédérique.
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Métaphorain. Poésie classique
Christiane Kuhk
Une entrevue de Frédérique Aufrere
pour les éditions Mille Poètes
c'est par ici...
13:43 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie classique recueil christiane kuhk mille poètes
Venez nombreux!
15 février
Mon entrevue radiophonique le 1 Mars 2009
Entrevue radio
Le 1 MARS 2009 à 17 H heure de Paris, soyez nombreux au rendez-vous!
ICI
Emission radiophonique des éditions Mille Poètes. Cette semaine nous rencontrons Christiane Kuhk, auteur de : Aurore boréale au coeur d'une amourêveuse, Secrets de fleur, Parfum d'une belle de nuit et... Métaphorain.
Née le 30 mars 1963 en Alsace d'un père berlinois et d'une mère silésienne, qui ont choisi la France comme terre d'exil après la Guerre. Les sens en éveil, Christiane Kuhk nourrit ses mots de ce passé à la lueur du déchirement et de l'éloignement. Elle ressent toujours ce balancement entre l'errance et le besoin d'enracinement. L'étude de la langue française contribue à cette quête. Les études littéraires la conduisent à cet ancrage, elle choisit le métier de professeur d'allemand qu'elle exerce toujours en collège.
Informations littéraires, critiques de livres, ainsi que de la chanson et de la musique. Tout cela et bien plus encore !
Entrevue : Liza Lo Bartolo Bardin
Chroniqueur : Thierry Rollet
Jingle : Vincent Bernay
Merci à : Jamendo.fr
Visitez : www.mille-poetes.com
13:37 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rendez-vous, radio, mille poètes
14.12.2008
Vanité
Vanité
Le blues pleure ses nuits au pied du réverbère
Un saxo endormi accueille au point du jour
Le pas d'un voyageur au rythme du tambour
Poinçonnant le trottoir de glaire et suie amère.
Maquillé par le froid du ventre de la mère
Il arrache au matin son petit brin d'amour
Un petit bout de soi enfermé dans la tour,
Une braise de coeur dans un puits sans lumière.
Par sa bouche dégoût sortent mille piquants
Fragiles mais pourtant magiques et luisants,
Perçant la croûte noire et vile de la rue.
De leur mémoire vive ils recouvrent le sol
Ceignant les bras jaunis d'une très vieille grue
Un piano, les mains nues, souffle un dernier bémol.
Chrissette
19:54 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hiver froid nature triste
26.06.2008
La valse des choses
La valse des choses
Le souffle d'un vieil accordéon s'éteint, sa carcasse repose désormais dans un autre salon. La valse peut reprendre. Les talons claquent sur le parquet...Bas résillés et jupes virent dans le vent de l'été...
Demain nous irons pique-niquer au bord de l'étang et chanter la vie rêvée des grillons.
La couturière pleure sa machine désossée, les uniformes éclairent le ciel de leur médaillons de métal...Elle a servi, j'entends encore la pédale battre comme le sang contre les tempes des hommes au combat, et la courroie entraîner leurs soupirs siffler jusqu'au sommet des nuages...Les artifices tombent en pluie au coeur des draps de lin.
Le lit Napoléon geint sous la force de la masse,là où jadis mon père chuchotait des airs de poupée de lune in love. « Der Wind hat mir ein Lied erzählt... » Sans ma mère cette nuit-là, caché dans la haie de buis, à l'abri des regards..Elle seule a su voir...Le voir!
Un passant sourit à l'idée de plonger sa nuit dans les contes extraordinaires d'un autre siècle.
Au bout d'un crochet tinte un arrosoir en laiton, il versera de l'eau précieuse sur les chrysanthèmes et les bruyères.
Comment peut-on jeter des choses aussi belles...Me dit une femme étonnée...Elle tente de rassembler les morceaux d'une table demi-lune pour les recoller. Les choses en soi n'ont plus de valeur ou plus exactement ce qui compte vraiment c'est ce qu'on a en soi qui est irremplaçable...Je n'ai cessé de croire que le plus beau est ce qui ne se voit pas...Le dépouillement en soi.
Le vide est merveilleux!
Chrissette
21:12 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note




